Celle que tu tiens
Sans mains sans dents sans souffle
Entre tes paumes
Les paumes de ta main
Ta main sous son sein
Que tu respires que tu écoutes que tu choies
Celle-ci que tu oublies qui revient dont tu te souviens
Combien de temps a passé
Contre la peau
La peau de ses bras
Ses bras autour de ta poitrine
Qui frémit qui palpite qui s’endort
Tu te souviens mais tu ne sais plus
Son corps fait une couverture
Une couverture pour tes pensées
Tes pensées perdues tes pensées égarées
Tes pensées égayées
Et pendant ce temps
Le temps qui a passé le temps qui reste
Sa nuque assoupie contre
Ton coude assoupli
Tes songes adoucis
A la pensée de ce que tu sais de ce que tu as oublié
Cela a passé cela ne revient pas
Ton cœur meurtri a rétréci
Son visage voilé d’envies
Fermé comme une fenêtre
Une fenêtre verrouillée
Par un loquet
Tes espoirs loqueteux
Dans les chairs adipeuses de l’usure
L’habitude a noyé l’ennui dans la torpeur
Combien de jours à passer
Dans son parfum sa voix son sourire
Glisser ton menton contre
Le galbe glabre de sa gorge
Tes doigts machinaux caressent
Ses paupières tombées dans le sommeil
Un sommeil plein d’indifférence plein d’ignorance
Ses paupières lourdes et entravées par
Le temps combien de tombes ont passé
Creusées dans un sillon de compromis
Combien de promesses se compromettent s’entremettent
Avec les joies sirupeuses d’hier
Les joies tournées en lait caillé sont écaillées aujourd’hui
Le doute trouble de cent regrets ton bonheur
Je lis et j'apprécie !
RépondreSupprimer(J'aime beaucoup "Le galbe glabre de sa gorge", entre autres.)